"Le bruit de ton c½ur est le plus beau qui soit ."
══════════════════════════╗
Et si Bella avait été un vampire non-végétarien?
Si elle faisait partie de la famille la plus puissante, les Volturi?
Et si le plus malfaisant des vampires, Aro avait un total contrôle sur Elle?!
Comment se serait déroulé l'histoire??
╚══════════════════════════╝
C'est là,en pleine cantine,alors que je m'efforçais de discuter avec des inconnues indiscrètes,que je les vis pour la première fois.Ils étaient assis dans un coin,aussi loin que possible du milieu de la longue pièce où je me trouvais.Ils étaient cinq.Ils ne parlaient pas,ne mangeaient pas,bien qu'ils eussent tous un plateau-intact- devant eux.Contrairement à la plupart des élèves,ils ne me guignaient pas,et il me fut aisé de les observer sans risquer de rencontrer une paire d'yeux exagérément curieux.Ce ne fut cependant rien de tout cela qui attira - et retiens- mon attention.Ils n'avaient aucun trait commun.L'un des trois garçon,cheveux sombres et ondulés,était massif -musclé comme un type qui soulève de la fonte avec acharnement.Le deuxième,blond,était plus grand,plus élancé,mais bien bâti.Le dernier,moins trapu,était long et mince,avec une tignasse désordonnée couleur cuivre.Il avait l'air plus gamin que les deux autres,lesquels évoquaient moins des lycéens que des étudiants de fac,voire des enseignants.Les filles étaient à l'opposé l'une de l'autre.La grande était hiératique.Elle avait une silhouette magnifique,comme celles qui font la couverture du numéro spécial maillots de bain de Sports Illustrated,du genre qui amène chaque femme se trouvant à côté d'elle à douter de sa propre beauté.Sa chevelure dorée descendait en vagues douces jusqu'au milieu de son dos.La petite,mince à l'extrême,fine,rappelait un lutin.Ses cheveux noir corbeau coupés très court pointaient dans tous les sens.Et pourtant,ces cinq là se ressemblaient de façon frappante que n'importe quel ado habitant cette ville privée de soleil,plus clairs que moi,l'albinos.Tous avaient les yeux très sombres en dépit des nuances variées de leur cheveux.Ils présentaient également de larges cernes sombres,violets,pareils à des hématomes,comme s'ils souffraient d'insomnie ou relevaient à peine d'une fracture du nez.Bien que celui-ci,à l'instar de tous leurs traits,fût droit,parfait, aquilin.Mais ce n'était pas ça non plus qui me fascina en eux.Ce fut leur visages,si différents et si semblables,d'une splendeur inhumaine et dévastatrice.De ces visages qu'on ne s'attend jamais à rencontrer sauf,éventuellement,dans les pages coiffure d'un magazine de mode.Ou sous le pinceau d'un maître ancien ayant tenté de représenter un ange.Il était difficile de déterminer lequel était le plus sublime.La blonde sans défaut,ou le garçon aux cheveux cuivrés peut être.Tous les cinq avaient le regard éteint.Ils ne se regardaient pas,ne regardaient pas leurs condisciples,ne regardaient rien de particulier pour autant que je pusse en juger.Soudain,la plus petite des filles se leva et s'éloigna de ces grandes enjambées rapides et élégantes qui n'appartiennent qu'aux mannequins.Je la suivis des yeux,ébahie par sa démarche gracile de danseuse,jusqu'à ce qu'elle se fût débarrassée de son plateau -canette non ouverte,pomme non entamée- et glissée par la porte de derrière,incroyablement vite.Je revins aux autres.Ils n'avaient pas bronché.
-Qui sont ces gens? demandai-je à ma voisine,dont le nom m'échappait toujours.
Au moment où elle se redressait pour voir de qui je parlais,bien qu'elle l'eût sûrement deviné rien qu'à mon ton,il leva brusquement la tête -le plus mince,le gamin,le benjamin sans doute.Il s'attarda moins d'une seconde sur ma collègue d'espagnol,avant de m'aviser.Il détourna les yeux rapidement,plus vif que moi,alors que,soudain très gênée,j'avais aussitôt baissé les miens.L'espace de ce bref instant,j'avais cependant eu le temps de noter que ses traits n'exprimaient aucun intérê t: c'était comme si mon interlocutrice l'avait hélé et qu'il avait réagi instinctivement,sachant pourtant qu'il n'avait aucune intention de lui répondre.Confuse,ma voisine rigola et,comme moi,se concentra tout à coup sur ses ongles.
- Edward et Emmett Cullen, Rosalie et Jasper Hale, récita-t-elle.Celle qui est partie, c'est Alice Cullen.Ils vivent avec le docteur Cullen et sa femme.
Tout cela dans un souffle. Je jetai un coup d'oeil à la dérobée en direction de l'Apollon qui,maintenant,s'intéressait à son plateau,réduisant en charpie un beignet avec ses long doigts pâles.A peine entrouverte,sa bouche admirable remuait à toute vitesse.Ses trois commensaux l'ignoraient,mais il ne me fut pas difficile de deviner qu'il leur parlait à voix basse.